Les causes structurelles du chômage : progrès technique, mondialisation, rigidités…

Les causes du chômage

III : analyses structurelles :

progrès technique, mondialisation, inadéquation offre-demande

Malgré une baisse significative en janvier et mars 2016 (mais une hausse en février), le chômage reste toujours à un niveau très élevé en France avec 3 530 000 personnes (catégorie A, aucune activité dans le mois) et 5 450 000 personnes fin mars (catégories A + B, C activité réduite dans le mois). Le 18 janvier 2016, le Président de la République François Hollande présentait lui-même un « plan d’urgence pour l’emploi », le chômage ne cessant de remonter depuis la crise de 2008 (3 590 000 personnes de catégorie A en décembre 2015, soit un taux de chômage de 10.1 % près du maximum de 10.4 % atteint en 1995). Les mesures annoncées suffiront-elles à inverser durablement la courbe du chômage ? Pour lutter contre le chômage de masse que connaît la France depuis 40 ans, il faut faire un diagnostic des causes. Or cela est difficile dans la mesure où il n’y a pas de consensus sur ce sujet. Les analyses sont nombreuses, diversifiées et opposées le plus souvent. C’est un peu comme si chaque courant de pensée économique avait son explication du chômage : néoclassique, keynésienne, structurelle (progrès technique, frictionnel et nouvelles théories…). Cet article fait suite aux articles du 26 mai 2014 sur les chiffres et courbes du chômage et des 28 mars et 22 avril 2014 sur le fonctionnement du marché du travail.

Dans une première partie, nous avions présenté l’analyse des économistes libéraux ou néoclassiques (27 janvier 2016). Dans une seconde partie (23 février 2016), nous avons présenté l’analyse keynésienne totalement opposée. Ces deux analyses des causes du chômage sont conjoncturelles (liées à l’activité économique du moment). Mais, même lorsque la conjoncture est favorable, comme en 1988, 1998, 2006-2007, le chômage ne diminue pas complètement. Ainsi pendant les Trente Glorieuses (1945-73), il y avait un taux de chômage « naturel » ou incompressible autour de 2 % et début 2007, alors que le chômage diminuait fortement, les économistes pensaient qu’il ne descendrait pas sous la barre des 5 %. C’est donc qu’il y a d’autres causes, des causes non conjoncturelles, donc structurelles, c’est-à-dire liées aux fondements et au fonctionnement du marché du travail et de l’économie, comme le progrès technique, la mondialisation, le mauvais fonctionnement du marché du travail. C’est l’objet de ce troisième article.

Pour lire l’article avec les tableaux, graphiques et schémas, cliquer sur le titre ci-dessous :

Les causes du chômage analyses structurelles

 

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